La filière microtechniques

L'appellation "microtechniques" est apparue dans les années 80 lorsque micromécanique et microélectronique ont été associées dans les produits. Aujourd'hui indissociables l'une de l'autre, ces techniques utilisent également l'informatique, donnant naissance à la mécatronique. Ainsi, d'innovations en développement, les microtechniques créent de nouveaux métiers en exploitant technologies et matières à leur ultime échelle.

PhotlinePhotline © Perrenoud

En région, les microtechniques sont nées des savoir-faire horlogers développés depuis le XVIIIème siècle. Dans les années 1970, la révolution du quartz a provoqué une crise horlogère qui a contraint les entreprises à rechercher de nouveaux marchés et exploiter leurs savoir-faire en précision et en miniaturisation. Depuis, les PME microtechniques continuent de mettre au point des composants et des produits utilisés internationalement par les plus grands groupes des technologies les plus pointues. Elles représentent aujourd'hui plus de 400 entreprises et emploient plus de 11 000 personnes.

Les microtechniques ne sont pas liées à un type unique d'industrie ou  à une seule discipline. C'est une des particularités des microtechniques que d’intervenir dans de très nombreux domaines.

L'aéronautique, le spatial et la défense sont des secteurs qui puisent fortement dans les microtechniques. La conception des matériels intègre une part très importante de micro et nanotechnologies : connecteurs, contacteurs, actionneurs, systèmes de sécurité embarqués, capteurs... mais aussi pour les contrôles non-destructifs et les masques à oxygène des pilotes...

Le marché de la santé connait une croissance de plus en plus forte due, notamment, au biomédical. Diagnostiques, thérapies, implants et équipements, in vivo ou in vitro, les nanotechologies et surtout les microsystèmes ont un rôle de plus en plus important à jouer.

L’automobile et les transports de manière générale, sont de plus en plus intelligents. Pour faire face aux enjeux environnementaux, il faut trouver des solutions : gain de poids, diminution des consommations d'néergie, augmentation du confort et de la sécurité... Capteurs et connecteurs ont envahi les moyens de transport pour une recherche premanente de fiabilité.

Les produits grand public, dont l’horlogerie ou encore la lunetterie, viennent également puiser dans les savoir-faire régionaux. Éternellement en quête de la précision horlogère, les dernières percées technologiques associées à l'utilisation des nouveaux matériaux offrent un champ infini à l'innovation. Il en est de même pour tous les objets du luxe, les accessoires, la maroquinerie... Face à un engouement massif pour ce secteur du luxe, les marques accélèrent le rythme des lancements de leurs produits, repoussant sans cesse les limites de l'innovation et de la précision.

 

 

Formations et qualifications

Formations diplômantes courtes ou longues, par la voie initiale, continue ou par apprentissage, la région offre une large gamme de formations qualifiantes, ciblées et organisées en fonction des besoins précisément recensés dans les entreprises.

 

ENSMM
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE MÉCANIQUE ET DES MICROTECHNIQUES

 

ENSMM, travail sur machineENSMM © J. Varlet

  • 900 élèves
  • 1 formation d’ingénieur par apprentissage : « Spécialisation des systèmes de production mécanique et microtechnique »
  • 261 diplômés en 2014
  • 5 515 ingénieurs en activité

>> www.ens2m.fr

 

UTBM
UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE BELFORT-MONTBÉLIARD

 

UTBM, séance de travail en classeSéance de travail © UTBM

  • 2 712 étudiants
  • 140 Universités étrangères partenaires
  • 5 départements de formation d’ingénieurs
  • 450 ingénieurs diplômés par an
  • 1 formation d’ingénieurs génie électrique par apprentissage
  • UTSEUS - Université de Technologie Sino-Européenne de l’Université de Shanghai

>> www.utbm.fr

 

UBFC
UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

 

Université de Franche-ComtéChimie © UFC

  • 56 000 étudiants
  • Une carte complète de formations en lien avec la recherche et les besoins du tissu économique :
    • licences,
    • licences professionnelles,
    • DUT,
    • Master,
    • Doctorat.

>> www.ubfc.fr

 

 

Recherche et développement

 

INSTITUT FEMTO-ST

 

FEMTO-ST, salle blancheSalle blanche FEMTO-ST © L. Cheviet

Un des plus grands laboratoires français dans le domaine des sciences de l’ingénieur. Femto mène des recherches dans les domaines des sciences de l'ingénieur et des sciences de l'information, en cohérence avec le savoir-faire industriel régional. Ces recherches sont organisées en 7 départements  :

  • Automatique et systèmes micromécatroniques,
  • Énergie et ingénierie des systèmes multiphysiques,
  • Mécanique appliquée
  • Micro nano sciences et systèmes
  • Optique
  • Temps-fréquence
  • Informatique des systèmes complexes

Il dispose de plusieurs plateformes technologiques pour la microfabrication (Plateforme MIMENTO), la caractérisation mécanique, l'électronique ou encore la mesure des fluides.

>> www.femto-st.fr

FEMTO ENGINEERING


FEMTO Engineering propose des solutions d’innovation industrielle, de la validation en laboratoire jusqu’au prototype en environnement opérationnel. Le centre de développements technologiques assure l’interface entre la recherche de FEMTO-ST et les besoins des industriels dans les domaines suivants : Temps-Fréquence, Energie, Optique, Microtechnologies de salle blanche, et biomédical avec le développement de puces à propriétés plasmoniques et l’analyse d’interactions biologiques sur biopuces.

>> www.femto-engineering.fr

 

IRTES-LERMPS
LABORATOIRE DE RECHERCHE SUR LES MATÉRIAUX, LES PROCÉDÉS ET LES SURFACES


Le LERMPS développe les techniques de dépôt en phase vapeur, de projection thermique et de microfabrication par fusion de poudres laser. Il fait partie de l'Institut de Recherche sur les Transports, l'Energie et la Société, qui regroupe 4 laboratoires :

  • IRTES-SeT - Laboratoire Systèmes et Transports.
  • IRTES-LERMPS - Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Matériaux, les Procédés et les Surfaces.
  • IRTES-M3M - Laboratoire Mécatronique – Méthodes, Modèles et Métiers.
  • IRTES-RECITS - Laboratoire de Recherche et Etudes sur le Changement Industriel, Technologique et Sociétal.
     

>> www.lermps.utbm.fr

 

 

Pour aller plus loin dans la filière

PÔLE DES MICROTECHNIQUES
Le Pôle de compétitivité a la responsabilité de rassembler entreprises, laboratoires et organismes de formation autour de projets collaboratifs. Il compte aujourd'hui 145 adhérents et collabore avec la plateforme européenne technologique EPoSS (European technology Platform on Smart Systems integration). L'objectif de cette collaboration est de favoriser l'adoption et l'intégration des smarts systems, en tenant compte du potentiel innovant régional et en restant à l'écoute des attentes du marchés et besoins sociétaux.

>> www.polemicrotechniques.fr